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Marc Westermeyer Sheryl Crow - All I Wanna Do Quel trucker me prend à bord de son 38 tonnes pour un tour d'Europe ? J'en rêve depuis "Les routiers sont sympas" et de notre regretté Max Meynier sur Europe 1. J'avais 12 ans et un tout petit transistor collé à l'oreille pour ne pas me faire prendre en flag' Seb J'adore la musique de Nono delzeko 😀 Seb J'ai hâte d'écouter nono delzeko 😃

Sécurité

Avignon : Un tramway pris dans une fusillade, les transports à l’arrêt.

today3 mars 2025

Arrière-plan

Dimanche 2 mars 2025, en fin d’après-midi, une fusillade a éclaté à proximité de l’arrêt de tramway Trillade, dans le quartier de la Rocade à Avignon. Pris sous les tirs, un tramway en stationnement a dû redémarrer en urgence, grillant plusieurs feux rouges pour échapper au danger. L’incident a semé la panique parmi les passagers et provoqué une interruption totale des transports en commun dès le lendemain.


Un tramway pris sous les tirs en pleine journée

Il était environ 17h15 lorsque plusieurs coups de feu ont été tirés près de l’arrêt de tramway Trillade. Selon les premiers éléments de l’enquête, deux groupes d’individus circulant en scooter se seraient affrontés par balles avant de prendre la fuite.

Au même moment, une rame du tramway était en arrêt pour accueillir des passagers. Soudain, des détonations ont retenti, semant la panique à bord. « Tout le monde s’est mis à hurler, certains se sont jetés au sol, d’autres ont tenté de se cacher derrière les sièges », témoigne un passager encore sous le choc.

Face au danger, le conducteur de la rame a pris une décision radicale : redémarrer immédiatement sans attendre la fin de l’embarquement. Dans sa course pour mettre les passagers à l’abri, il a brûlé plusieurs feux rouges, traversant la ville à vive allure pour s’éloigner de la zone de tirs. Une décision qui, bien que risquée, a permis d’éviter le pire.

« On ne savait pas d’où venaient les tirs ni si on allait être touchés », raconte un autre témoin. « Le conducteur a eu un réflexe héroïque, mais on a tous cru qu’on allait avoir un accident tellement le tram allait vite et grillait les feux rouges. »


Des transports à l’arrêt après le choc

Le lendemain de l’attaque, les conducteurs du réseau de transport Orizo ont décidé d’exercer leur droit de retrait. Résultat : plus aucun bus ni tramway ne circulait dans la ville d’Avignon dès le lundi matin.

Un chauffeur, sous anonymat, explique la peur qui règne désormais parmi ses collègues : « On ne peut pas travailler dans ces conditions. On ne veut pas être pris dans une fusillade ou voir des usagers blessés sous nos yeux. Tant qu’on n’aura pas de garanties sur notre sécurité, on ne reprendra pas le service. »

Cette grève spontanée des conducteurs a entraîné une paralysie des transports en commun, laissant de nombreux Avignonnais sans solution de déplacement.


Une escalade de violence inquiétante

Ce nouvel épisode s’inscrit dans une série d’incidents violents qui secouent Avignon ces derniers mois.

Le 17 février dernier, une fusillade mortelle avait eu lieu dans le quartier de la Barbière, faisant un mort et un blessé grave. Les auteurs, toujours en fuite, sont activement recherchés par la police.

Cette multiplication des règlements de comptes inquiète les habitants. « On ne sait plus quand et où ça va éclater », témoigne une riveraine. « Aujourd’hui, c’est près du tramway, demain, ça pourrait être devant une école. »


Les autorités sous pression

Face à cette montée de violence, la préfecture du Vaucluse a annoncé un renforcement des patrouilles de police dans les quartiers sensibles. Une enquête pour « tentative d’homicide en bande organisée » a été ouverte, et les autorités affirment vouloir « tout mettre en œuvre » pour retrouver les auteurs des tirs.

Mais en attendant des résultats concrets, la tension reste palpable à Avignon. La fusillade de dimanche, en plus d’avoir choqué les témoins, a révélé une nouvelle fois la vulnérabilité des transports en commun face aux violences urbaines.

Écrit par: Tom